Vendredi 16 février 2007
                 LES LETTRES                 

lettre du 26 avril 2007





        La Vierge disparue de la Porte de Marcevol…    






























Vierge du XIVe siècle qui occupait la niche oratoire de la porte de Marcevol à Vinça jusque vers l'année 1970, où elle a disparu. Mathias Delcor précise qu'elle "se caractérise par rapport aux autres statues de Vinça [de la même époque] par un manteau agrafé sur la poitrine par une broche en forme de rosace à six pétales".

La majeure partie des statues qui occupaient les niches oratoires a disparue. Quantités d'entre elles ont été  volées, mais d'autres en assez grand nombre ont été mises à l'abri de la destruction et du vol. Le temps passant, le souvenir s'efface de leur origine, de leur appartenance ou de leur destination. Nous souhaitons dans la mesure du possible avoir la possibilité d'enregistrer leurs images et d'en restituer l'histoire.

Il en est ainsi de cette sculpture en bois de saint Antoine qui occupait la niche oratoire de Rià-Cirac.




ou de celle-ci représentant Saint Luc qui occupait la niche d'un des oratoires de Comes et actuellement entreposé dans une niche privée à Catllar.



Nous pensons que nombre de ces représentations pourraient trouver une nouvelle place et mise en valeur comme le saint-Jean de Villefranche ici remplacé par une copie réalisée par Giogio Bedani,


ou encore cette copie de la Vierge à l'enfant de la rue de l'église à Vinça,


quelques exemples parmi beaucoup d'autres qui nous font pencher en faveur d'un lieu commun d'exposition qui pourrait prendre place dans un des espaces dégagés par les futurs aménagements de Saint-Michel de Cuxa.






Lettre du 8 avril 2007


        Les oratoires restaurés d'Ayguatebia-Talau         



L'association des amis d'Ayguatebia-Talau a mené pendant plus de dix ans la restauration des vestiges de quatre oratoires. Cette entreprise est née de l'initiative de Monsieur Georges Brugulat, président de cette association créée en 1981.
La particularité de ce travail réside dans la reconstruction de ces édicules pour lesquels l'usure du temps n'avait laissé en place que de rares vestiges. Disposés aux quatres points cardinaux, ils furent repérés précisément en un premier temps par l'équipe de bénévoles : l'oratoire de Saint Sébastien au Nord, celui de Saint Antoine à l'Est, celui de Sainte Catherine au Sud et enfin l'oratoire de Saint Ermengol à l'Ouest.
Nous vous présentons ci-dessous les résultats de ces travaux à partir des documents de Monsieur Brugulat qui présentent les lieux avant et après l'intervention de l'association des Amis d'ayguatebia-Talau.




Oratoire Saint-Sébastien, restauré en 1995








































Oratoire Saint-Antoine, restauré en 2002


   


































Oratoire Sainte-Catherine, restauré en 2003


































Oratoire Saint-Armengol, restauré en 2004







































L'histoire des oratoires va de paire avec la restauration de ces édicules, ou de leur reconstruction, voire de leur déplacement, parfois à l'initiative des communes ou des paroisses, souvent à celle de particuliers.

A Vinça, par exemple l'oratoire situé au bord du lac de Conillac se trouvait autrefois au nord de l'actuelle RN 116, à proximité de l'ancienne route et du pont qui franchissait le ravin de Conillac, il fut reconstruit sur cet emplacement pour quitter la zone destinée au lac du barrage. A Vinça encore, l'oratoire Notre-Dame de las Comes de 1625 fut reconstruit et rehaussé d'au moins deux mètres en 1941 à l'initiative de la Famille Got-Fabre. Fin des années cinquantes, à Olette, l'ancienne chapelle oratoire Saint-Antoine de la Poma était ruinée, elle fut transférée à l'initiative de la famille Sicart sur une propriété lui appartenant jouxtant la RN 116. A Taurinya, l'ancien oratoire de Saint-Sébastien fut restauré et changea de dédicataire à l'initiative de François Miro, artiste vivant à Taurinya, qui y déposa une céramique dédié à Saint-Valentin…
Les oratoires du village de Comes, aujourd'hui rattaché à Eus furent restaurés sur l'initiative de Madame Jeanne Camps, tout comme les oratoires du Roure et du Saint-Sauveur à Los Masos. L'ancien curé de Prades, le père Palau, fit notamment restaurer l'oratoire Saint-Pierre sur la route d'Eus. L'abbé Cazes fit construire au bord de la RN 116, sur les vestiges d'un pont sur la Têt emporté par l'aiguat de 1940, un petit oratoire en marbre de Villefranche dédié à Saint Christophe inauguré en 1954…  
Si cette activité de nos jours paraît toujours en grande partie le fait de personnes croyantes ou du moins d'origine catholique, ce n'est pas forcément le cas partout ; l'aspect patrimonial de ces petits édifices rentre également en ligne de compte. Les oratoires font partie du petit patrimoine de pays et, comme tel, ils sont de de plus en plus considérés comme partie intégrante de l'histoire du pays. La municipalité de Valmanya
, par exemple, a fait restauré l'oratoire Sant Vicens, il y a quelques années et s'apprête à faire de même avec celui de Sant Père situé à l'extrémité opposé du village. La municipalité de Joch, quant à elle, a achevé en 2006 la restauration de l'oratoire des Quatre Evangélistes ; les statues ayant été volées, elles ont été remplacées par des céramiques représentant Sainte Eulalie, Sainte Madeleine, Sainte Colombe et Saint Martin, changeant de dédicataires pour l'occasion ; cet oratoire, situé autrefois au sud du carrefour actuel, fut érrigé à proximité du Mas Pallofet à la suite des inondations du ravin Saint-Martin qui ravinèrent le lieu-dit la Couloumine…



Lettre du 1er avril 2007


        La Vierge de Corneilla-de-Conflent                   



"Les statues archaïques de la Vierge ou des martyrs qui font l'objet d'un culte populaire siégeaient sur des trônes." André Grabar dans son ouvrage Les voies de la création en iconographie chrétienne explique qu'"on les appelait des "majestés" - nom qui est à rapprocher naturellement du trône sur lesquels siègeaient ces statues et de leur attitude princière." Il pousuit : "Leurs trônes respectifs évoquaient tacitement le siège du Seigneur-Cosmocrator qu'ils n'occupaient que "par procuration".

A propos de la Vierge, Viviane Huchard, conservateur général Musée National du Moyen-Age écrit :  "S'il est une figure qui illumine le Moyen Âge des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, c'est celle de la Vierge Marie, reine des cieux et mère du Christ. Figure de mère et image de l'Eglise, elle suscite nombre d'oeuvres plastiques, littéraires, musicales, savantes ou naïves. Les représentations de Marie suivent, depuis les origines chrétiennes jusqu'au milieu du XIVe siècle, deux grands types : celui de la Vierge Hodigitria, type byzantin de la Vierge de Majesté ou Maestà italienne et celui de la Vierge Eleousa, Vierge de tendresse et de pitié. A la fin du Moyen Âge, les figures se multiplient en lien avec une dévotion plus personnelle."

La Vierge de Corneilla-de-Conflent est une statue gothique en marbre ou en albatre. Elle semble être du type Vierge de Majesté. Assise sur un trône, elle devait vraisemblablement porter et montrer l'Enfant assis sur ses genoux, à moins qu'elle n'ouvrait son manteau protecteur sur le peuple de fidèles .
"Cette iconographie, illustre la vision triomphale de la Vierge Mère, trône de sagesse, symbolisant l'Eglise."

Cette statue du XIVe siècle se trouve dans l'oratoire situé dans le bas du village de Corneilla-de-Conflent, à l'intersection du Carrer de la Vila et du Carrer de la Font de la Barrera. 


Textes extraits de : André Grabar, Les voies de la création en iconographie chrétienne, Flammarion, Paris, 1994, ISBN 2-08-081615-2 ; Viviane Huchard, conservateur général Musée National du Moyen-Age,  Des images en ivoire : Les Vierges à l'Enfant / juin 2001 / www.musee-moyenage.fr/.                                                                                   

   
































































































































































































































































































Lettre du 23 mars 2007


     Une représentation de l'art monumental    
     des sculpteurs perpignanais du XIVe siècle    





Marcel Durliat dans un article consacré aux sculpteurs perpignanais à Majorque au début du XIVe siècle écrivait : "Au moment où naissait la nouvelle dynastie majorquine, [la création du royaume de Majorque représente une dernière tentative pour faire coexister au sein d'un même état des Languedociens et des Catalans] une brillante activité architecturale, fidèle reflet de l'art du Nord de la France, modelait un nouveau visage aux villes languedociennes. Perpignan et Palma, dans la fièvre de leur récente promotion au rang de capitales, s'inspirèrent des exemples fournis par des voisines auxquelles les unissaient tant de souvenirs et d'intérêts communs. C'est alors que se formèrent, sur les chantiers royaux de Perpignan et d'Elne, des sculpteurs gothiques comptant parmi les plus précoces de Catalogne …"
L'un des plus célèbres fut le perpignanais Antoni Campredon, mais seul "quelques notices trop rares nous renseignent sur l'activité des sculpteurs à Perpignan même… Les oeuvres conservées, qu'elles aient été exécutées dans la pierre ou le bois, nous donnent une haute idée de la valeur de ces artistes… Quant aux sculptures sur bois, il suffirait de mettre sous les yeux… deux statues, un Christ de la cathédrale de Perpignan et un saint Pierre de Villefranche de Conflent, un peu plus tardif pour constater qu'elles ne sont pas indignes de l'art monumental."


Extraits du texte de Marcel DURLIAT publié dans Reflets du Roussillon, numéro 14, Eté 1956.
La photo de la sculpture de Saint-Pierre qui l'accompagnait est de J.COMET ; la photo montrant la niche oratoire avec une échappée sur le fort Libéria est de R. PONTHUS, elle illustrait un article d'Yves HOFFMANN, de la même revue, numéro 18, Eté 1957.

Actuellement la niche oratoire visible sur la troisième photographie contient une copie, l'original  présent sur les images suivantes, est abrité dans l'église de Villefranche-de-Conflent.


   
                                                 







































































































































































lettre du  12/03/2007

Niches oratoires des mas, cortals et orris

    La Vierge dans l'iconographie populaire catalane    


"Déesse-mère, la Vierge Marie à laquelle les goigs* de Notre-Dame du Coral décernent le titre de "reine et impératrice de la Cour Céleste" est tout naturellemnt, de tous les grands du Paradis, le premier des intercesseurs…sa protection n'a pas de limites… La Vierge est présente à chaque instant de la vie quotidienne…On demande à la Vierge de veiller sur les travaux des habitants. On invoque Marie à la naissance et à la mort…La naïveté et la force du culte marial sont telles que la Vierge devient une compagne avec laquelle on vit tous les jours."
Pas étonnant dès lors que l'on retrouve son effigie au-dessus des portes des mas, des cortals et des orris. Bien sûr le "merveilleux chrétien n'est pas seulement l'affaire de Marie, mais Marie est pluraliste, alors que les saints sont spécialistes…"
Les saints "sont d'abord des divinités spécialisés dans la guérison de telle ou telle maladie, la conjuration d'un éventuel malheur ou l'obtention de faveurs spéciales…"  Il y a là une extraordinaire diversité de maux, de malheurs, de situations, d'occasions pour invoquer l'intercession de l'un ou l'autre. C'est l'univers magique chrétien où le "culte des saints fait descendre le Ciel sur la terre."
Sur les 131 oratoires recensés actuellement dans le Conflent 46 d'entre eux sont consacrés à la Vierge et cela sans compter le nombre de niches vides de saints qui sont pourvues de statuettes à l'effigie de la Vierge.

Les phrases entre guillements sont extraites de Visages de la mort dans les Pyrénées catalanes du professeur Raymond Sala, collection Histoire, éditions Economica 1991, ISBN 2-7178-2100-7.

*Goigs : "hymnes qui signifient joies, tirés d'une dévotion médiévale consistant à révérer les sept allégories de la Vierge Marie et que l'on trouve présente en Catalogne dès le début du XIIIe siècle. Par la suite ce terme servit à désigner, en catalan, toute composition destinée à être chantée à la louange des saints…"  Roland Serres-Bria   in SASL CV, 1997.
















Cortal Porteil à Mosset

   


























Etat actuel de la niche du cortal Porteil































Cortal à Roupidère avec niche oratoire au-dessus de la porte






















Orri à La Carole















Campôme  - Oratoire Saint Etienne

Situé dans la rue éponyme l'oratoire Saint Estève est une construction en pierres de rivière recouverte d'un crépi peint en blanc. La construction est orientée à l'Ouest, elle mesure 2,20 m en hauteur pour une largeur de 1,13 m et une profondeur de 72 cm ; la niche oratoire comporte deux niveaux et renferme une belle statue du saint en bois amputée des bras et du bas du corps; le saint est vêtu à la façon des moines du XVIIIe siècle. L'oratoire recouvert de tuile canal est surmontée d'une croix pattée en fer forgé.






































Etienne fut le premier martyr de la communauté des disciples dans l'année même de la mort du Christ. — Ces disciples qui ne seront nommés chrétiens pour la première fois à Antioche que vers l'an 40.— Il faut remarquer que Saint-Etienne [mort le 3 août] occupe une place particulière dans le calendrier chrétien, la première après la fête de Noël.
Selon Saint-Augustin les fleurs que l'on avait prises de son autel avaient le don de guérir. Depuis le IVe siècle, Saint-Etienne est invoqué pour la guérison des maladies.


Lettre du 4/03/2007


             VINÇA et SAINT-SEBASTIEN            

« S'il existe un personnage du sanctoral qui soit universellement connu dans les contrées constituant la Catalogne Nord c'est bien Saint Sébastien. Un dicton catalan illustre à lui seul l'extraordinaire faveur dont jouissait autrefois le martyr du IIIe siècle : « Per molta gent sant Sebastià es antes del bon Déu» (pour beaucoup de personnes Saint-Sébastien passe avant le bon Dieu).
»


       Eglise Saint-Julien et Sainte-Baselisse de Vinça
       Statue en bois du XVIIIe siècle de Saint-Sébastien
       Sur un pilier nord de la nef
















Saint Sébastien, protecteur contre la peste (« il fut proclamé par l'Eglise patron général de la chrétienté contre ce mal au VIIe siècle ») et partant contre toutes les pandémies, connut une vénération importante à Vinça.
L'archiviste, vinçanais d'origine, Bernard Alart situe en 1450 la mention d'une chapelle dédiée à Saint-Sébastien à l'Hospice de Vinça, érigée à quelques pas du Rec Réal et de la place du Puig.
C'est également au XVe siècle qu'apparaît la plus ancienne confrérie connue de Saint-Sébastien qui avait son siège dans l'Hospice et qui exista cinq siècles durant.

  







        L'Hospice de  Vinça

 













Peut-être n'est-il pas étonnant alors que l'oratoire de la place du Puig (voir les Archives iconographiques du blog)
renferme un Saint-Sébastien tout comme la façade d'une maison proche, dans la rue du Puig, loge la statue ci-dessous.













































































































Il est possible aussi que ces statues, qui semblent dater de la dernière moitié du XIXe siècle, comptent parmi les nombreux témoignages de dévotion faisant suite à l'épidémie de choléra de 1854 qui vit refleurir le culte du saint à travers tout le département.

C'est à cette époque que la chapelle de l'Hospice fut dotée « d'un retable à la française comprenant une toile encadrée de deux colonnes et surmontée d'un fronton »;





























quelques années plus tard l'église
de Vinça reçut, cadeau opportun de l'avisé politicien Isaac Pereire, une peinture flamande du XVIIe siècle représentant le saint supplicié secouru par sainte Irène assistée d'une servante ;































enfin de cet esprit de ferveur procède également la chapelle Saint-Sébastien de l'église paroissiale où le saint titulaire, figure centrale de retable, est entouré des deux saints qui comme lui sont invoqués en cas de pandémie, saint Roch et saint Gaudérique.
































Sources : Albert Cazes et
, pour les textes entre guillemets, Roland Serres-Bria, extraits du Culte de Saint-Sébastien en Roussillon (voir Société Agricole, Scientifique et Littéraire, numéro CV, 1997)


Lettre du 24/02/2007 (voir archives iconographiques Mosset-Vinça)



Lettre du 18/02/2007

                 VALMANYA                


L'oratoire Sant Vicens est niché  à 500 m au nord du village sur un éperon rocheux. 
Il a été restauré, il y a quelques années. Pour s'y rendre, il faut emprunter un sentier qui débute à l'extrémité du Carrer del Veinat, entre de remarquables murs de feixes et des taillis de buis.

 


















































Finestret

Oratoire non identifié sur la rive gauche de la Lentilla en bordure d'un vignoble et d'une oliveraie; à mi-distance, à vol d'oiseau, du village de Finestret et du Col de Sant Feliu.
En galets de rivière, profond de 80 cm sur une largeur de 1,20 m, il est arrasé à hauteur de la base de la niche, dont on devine encore l'emplacement face au sud. Côté nord, il surplombe une feixe plantée d'oliviers, son mur de soutènement y est partiellement écroulé.















































Lettre du 04/02/2007

                         FUILLA                          


Dans le Veïnat de baix (hameau du bas) de Fuilla, sur la D 6, la bifurquation ouest indique l'église romane Sainte-Eulalie ; dans l'angle nord, entre un panneau de signalisation et un miroir de visibilité, un petit oratoire, autrefois indiqué comme oratoire de Notre-Dame de Vie, peine à être vu. Il contient une peinture représentant Sainte-Eulalie, la capalleta mentionnée dans l'inventaire de 1974 n'y figure plus. Juste au-dessus de l'oratoire un socle rond et une colonne de granit porte les traces d'une croix en fer aujourd'hui disparue.


















































Tarérach

Le village de Tarérach vient d'inaugurer fin janvier la nouvelle statue de l'oratoire du cimetière aux murs entièrement restaurés ; il s'agit d'une représentation de Saint André, patron de l'église du village.
 














































A quelques dizaines de mètres, au nord du village, au bout d'un petit raidillon, sur la roche, se dressent  les vestiges de l'ancien oratoire Saint-Luc. D'une hauteur de face d'environ un mètre trente et d'une section carrée de 80 centimètres, il est précédé sur l'avant d'un marchepied, large de 25 centimètres, composé de deux pierres taillées de même dimensions, hautes d'une vingtaine de centimètres ; le fût est maçonné à la chaux aérienne et les côtés sont partiellement crépis ; les pierres sont de roches diverses, certaines du côté gauche taillées aux angles ; vers un mètre de hauteur, sur un retrait d'une trentaine de centimètres de large, trois pierres plates forment un replat.
                                                                                                                                                                                                                                                                         




















































Marquixanes

L'oratoire privée de la Carrer del Savy :
Ce Saint-Jean-Baptiste, logeait initialement dans le bas du village ; lors de son déménagement, Monsieur Mas, son propriétaire aménagea cette niche oratoire dans sa nouvelle demeure ; sur le tard, quand il vendit cette maison, il insista auprès des acheteurs pour qu'ils conservent la niche oratoire.
































Lettre du 02/02/2007

                     "Vinçà la sainte"                    

Les rues de Vinçà réservent toujours de nouvelles surprises aux promeneurs que nous sommes.

Un petit Saint-Antoine de Padoue sur un mur gris Carrer Sant-Esteve :




















L'oratoire de Sant Galdric au bas de la Carrer Touron :





























Deux niches oratoires XVIII° avenue Leon Trabis :



























et enfin l'oratoire de la porte de la Sal déjà répertorié, qui, sous une bonne lumière, révèle, sur un fond bleu Montserrat, cette Vierge à l'enfant, en bois, revêtue d'une étoffe damassée et coiffée de son imposante couronne étoilée en cuivre martelé :
























Lettre du 28/01/2007

                        ESTOHER                         


En remontant par la piste de Villerach vers les Cortalets, on surplombe les gorges du Llech à  partir du  Coll del Forn (Col du fourneau). A deux kilomètres environdu coll, surplombant les ruines du Mas Llech et le sentier qui menait au Mas Malet, se dressent les restes d'un ancien oratoire situé au sud du ban communal d'Estoher.

Construit avec le schiste des alentours, maçonné à la chaux aérienne, l'édicule régulier, d'une base carrée d'environ 80 cm de côté, ne conserve plus que sa partie inférieure. Il semble en être ainsi depuis une cinquantaine d'années au moins selon les dires des gens du village. La niche devait faire face à l'Est.
           
Son dédicataire nous est inconnu pour l'instant.

Face côté Ouest



















 
Face côté Nord
























 


 Face côté Sud















 




Face côté Est











   








Lettre du 19/01/2007

Trois nouveaux oratoires viennent d'être ajoutés à l'inventaire.

                    Escaro                     

A Escaro, deux oratoires nous ont été signalés suite à l'article paru dans l'indépendant :

  Oratoire Sainte-Catherine, appartenant à la famille Vivès, aussi appelé autrefois l'oratoire des quatre cantons (du carrefour, des deux chemins).
La statuette d'origine a été volée.




Petit oratoire au dédicataire non identifié, situé dans la façade d'une maison dans la partie nord du village partiellement ruinée.
















L'abbé Giralt (voir La Vicomté d'Evol, réédition de juillet 2003, Le Livre d'Histoire ) recense quatre oratoires aux extrémités du ban communal d'Escaro. On ignore pour le moment si ceux-ci existent toujours un siècle plus tard.


Olette

La chapelle oratoire Saint-Antoine est située à 500m environ à l'est d'Olette au bord de la N 116.
Il s'agit de Saint Antoine le Grand reconnaissable à son habit et au cochon debout à ses pieds.


































Par acem - Publié dans : Archives
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Publicité

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus